SKIN MEMORIES
Thomas Mailaender

Exposition du 21 janvier au 25 mars 2017 (mercredi - samedi 14-19h et sur rendez-vous)

Exhibition 21 January 25 March (Wed-Sat 2-7pm and by appointment)

Skin Memories depicts the creations of Thomas Mailaender realized at the Roux Tannery. Working and researching there, the artist experimented with the photographic medium and different analog printing techniques (cyanotypes, Vandyke process, anthotypes) onto leather surfaces. The source material for his imagery was gathered through purchases made from a variety of sellers including online. The body of material was thus made up both of photographs and a variety of other supports including newspaper clippings, written documents, advertisements, postcards and negatives, creating together a sort of iconoclastic anti-museum.

Skin Memories restitue les créations de Thomas Mailaender réalisées aux Tanneries Roux dans le cadre de la première résidence d’artiste initiée par LVMH Métiers d’Art. L’artiste y poursuit ses recherches autour du médium photographique et de son support, et expérimente sur cuir les procédés traditionnels tels que le cyanotype, le Van Dyke, ou l’anthotype.
Mailaender a utilisé un corpus d’images hétéroclites glanées chez divers marchands de photographies ou sur les sites internet de vente en ligne : des photographies donc, mais aussi des coupures de presse, des documents écrits, des imprimés publicitaires, des cartes postales, des négatifs. Une sorte d’anti-musée iconoclaste a ainsi vu le jour.


THE LEVITATORS
Ruth van Beek

Exposition du 3 Novembre au 17 Decembre 2016.
Exhibition from 3rd of November to 17th of December 2016.

Ruth van Beek has been collecting photographs from all over the place for years. Newspaper clippings, amateur family pictures, images from old books and from the internet. She puts them together in her ever-growing archive; an archive that is simultaneously both chaotic and fluent. The subjects she explores range from family life, landscapes, archeological findings, natural disasters, spectacular findings, flower arrangements and handcraft instructions.
Her new series, The Levitators are a species of animals that originated from images of domestic dogs. Seeing these pets, now bred in all possible shapes and forms, it is  hard to believe that they descend from wild animals. In the photos they pose patiently for the camera of their owner, looking their best, tails wagging. To bring the dogs back to life, Ruth van Beek cuts and fold the images. Through this process of animation and fixattion many things go awry. In her attempt to make the dogs fly, they gradually loose their original dog-shape, transforming into fluffy objects, unsuccessful animals. Thus through this uncertainty they become moldable and open to new interpretations.

Coupures de journaux, albums photos, vieux livres ou extraits de sites internet,  l’artiste Néerlandaises Ruth van Beek collectionne depuis des années toute sortes d’images. Des documents relatifs à la vie quotidienne dans les années 50/60 côtoient des paysages ou des images de fouilles archéologiques, une série d’arrangements floraux ou des manuels d’artisanat dialoguent avec des images de catastrophes naturelles. La somme impressionnante de documents et la variété de leurs sources constituent un ensemble d’archives en perpétuelle mutation. De prime abord ce fond peut sembler hétéroclite, mais l’esthétique qu’il esquisse renseigne  parfaitement l’univers de l’artiste.
Dans son dernier livre, The Levitators, il est question d’une série d’images de chiens on ne peut plus classique. Ils semblent prendre une pose avantageuse pour leur maître. Seulement une fois les images coupées et  pliées, intervention qui paradoxalement anime et fixe à la fois,  les contours et les silhouettes  se transforment et Ruth van Beek crée une nouvelle espèce animal qu’on imagine plus descendre du chien.

SIAM'S GUY
Tiane Doan na Champassak

Vernissage le 16 juin 2016 (18-22h). Exposition du 16 juin au 23 juillet 2016 (mercredi - samedi 14-19h)

Opening on June 16th (6-10 pm). Exhibition from June 16th to July 23th (Wednesday - Saturday 2-7 pm)

Artiste Français d’origine asiatique, Tiane Doan na Champassak mène en parallèle à son travail photographique une réflexion sur les images anonymes qu’il collectionne via diverses sources telles qu’internet, les albums de famille ou les coupures de magazines. Il consacre une grande partie de sa pratique aux livres et a publié à ce jour une quinzaine d’ouvrages. Siam’s Guy est le premier dans lequel il associe à sa photographie, son travail de réappropriation.
Le livre Siam’s Guy emprunte son nom à une revue érotique thaïlandaise des années 1960-70 que collectionne Tiane Doan na Champassak. Bien que censurée celle-ci a toujours été en vente libre. Pour cet ouvrage l’artiste a sélectionnés 68 pages originales parmi plus de 100 magazines sur lesquels il vient superposer ses propres photographies de nus féminins. L’esthétique très contemporaine des images de Champassak se substitue donc à une photographie plus datée. Le recours à la surimpression, tout en conservant l’acte de censure sur les parties génitales et les seins, rend hommage au design exceptionnel de l’époque.

In addition to his personal photographic practice, A French artist of Asian origin, Tiane Doan na Champassak carries out a reflection about anonymous photography, collected via various sources such as Internet, family albums, or again periodicals. His work often translates into bookmaking and publishing and he has already released over a dozen books. Siam's Guy is his first book blending together his own photography and his re-appropriation practice.
The book borrows its title from one of Tiane Doan na Champassak's collected items, “Siam Guy,” a Thai erotic magazine from the 1960s and 1970s that remained available over the counter in spite of censorship. For this project, the artist selected among more than 100 issues, 68 original pages over which he layered his own photographs of female nudes, thus substituting the very contemporary esthetic of his photographs to the somewhat dated images. Through the use of superimposition, which does not obliterate the initial act of censorship operated then over genitals and breasts, Champassak actually pays tribute to the exceptional design of the period.




LIBRARIES
Baptiste Rabichon

 Vernissage 20 mai 2015 (18-22h). Exposition : 20 mai - 27 juin (mercredi - samedi, 14-19h)

Opening  May 20th(6-10pm) // Exhibition: May 20th - June 27th (Wednesday - Saturday 2-7pm)














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« Inexplicablement, quel beau mystère, on ressent des palpitations de plaisir devant la reconduction du geste originel de l’empreinte photographique. Photographic drawings, fantômes de Fox-Talbot, les œuvres difficilement reproductibles de Baptiste Rabichon sont en partie destinées à augmenter le corpus des sensations photographiques.En cette ère d’ennui et de lubricité imagière, Baptiste Rabichon nous offre une distribution généreuse de couleurs, de lignes et d’objets hétéroclites. C’est une enquête sur les sens, une expérience authentiquement jubilatoire. L’expérimentation nous gratifie rarement de telles étincelles. Tout rentre dans le cadre de ces beaux formats, de cette installation à l’irrévérence élégante, siège d’un intense conflit de matières disparates. L’hétérogénéité est la règle dans ces petits événements, instantanés et échos, qui n’ont d’intérêt que le plaisir pur des rencontres fortuites. »














François CHEVAL














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CATHEDRALES
Laurence Aëgerter

Vernissage 12 mars 2015 (18-22h). Exposition : 12 mars  - 30 avril (mercredi - samedi, 14-19h)
Opening  March 12th(6-10pm). Exhibition:March 12th-  April 30th (Wednesday - Saturday 2-7pm)



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CATHÉDRALES
La façade gothique de la Cathédrale de Bourges, reproduite en double page dans un catalogue des années 50 relié par des agrafes rouillées est à l’origine de la série de photographies Cathédrales.
Laurence Aëgerter a photographié cette image 120 fois (une prise de vue toutes les minutes pendant deux heures). L’ombre de l’encadrement de la fenêtre de son atelier recouvre peu à peu la reproduction juqu’à sa disparition complète dans le noir.
Il résulte de ce protocole un livre d’artiste et une série de tirages (archival inkjet print on fine-art baryta paper, 63,5 x100cm, 2012-2014)

CATHEDRALS AT SUNSET
Variation de jeu de lumière sur un poster représentant une des Cathédrales de Rouen de Claude Monet (70 x 50 cm, archival print on baryta paper / 2012).

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OUT OF ORDER
Penelope Umbrico

Vernissage vendredi 14 novembre 2014 (18-22h). Exposition : 14 novembre - 6 décembre (mercredi - samedi, 14-19h)
Opening Friday November 14th (6-10pm). Exhibition: November 14th -  December 6th (Wednesday - Saturday 2-7pm)


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In the midst of the global financial crisis that began in 2008 I began to notice large quantities of used office desks for sale online. In the pictures advertising them, these desks, once the definitive site of organization and productivity, sat empty, dusty, and cumbersome - as awkward in their photographic frames as they were in the spaces in which they were pictured. Uncomfortably occupying the constraints of their office spaces, these giant surfaces don’t fit nicely. The desk’s value - its reason for being - is hinged on its potential for facilitating productivity, and its form is a testament to ideologies of a clean, elegant modern aesthetic. But in these pictures all efficiency, productivity and elegance is in question - the mere fact that the desk is out of commission, being sold, points to an attendant deflation of its value.

Out of Order is a collection of images I found between 2008 and 2013 on office liquidations websites that buy the entire stock of furniture from offices going out of business. Among the offerings of used office desks for sale are the office plants whose job it was to make office employees feel more human - to give them something to care for in these synthetic modular spaces. The objects pictured in these images are the aftermath and by-products of a Modernism infused with a disparity between free market optimism and its dystopic result.

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ANTHILL (METEORITES)
Augustin Rebetez



Vernissage jeudi 11 septembre 2014 (18-22h). Exposition : 11 septembre - 26 octobre (mercredi - samedi, 14-19h)

Opening Thursday 11 September (6-10pm). Exhibition: 11 September - 26 October (Wednesday - Saturday 2-7pm)

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Augustin Rebetez in his Swiss Jura House let his imagination run. With a bunch of friends, he builds sculptures, sets, stages and imagines an astonishing permanent theatre. His book takes us into a strange tale, haunted whith masked characters engaged in mysterious activities. As we discover the photographs we enter the author’s world. A world where reality and fiction keep merging, where he both lives and creates.


Dans l'isolement d'une ancienne ferme dans le Jura suisse, Augustin Rebetez laisse libre cours à son imagination et élabore avec un groupe d’amis toutes sortes de sculptures, décors, et mises en scène. Ensemble, ils collaborent et œuvrent à la réalisation d’un étrange théâtre en perpétuel renouvellement. Son livre nous dévoile les coulisses d’un monde singulier où d’inquiétants personnages, masqués ou déguisés, se livrent à des pratiques mystérieuses. Le corpus d’images réuni par l’auteur, compose un récit visuel et révèle son univers, celui où il crée, vit, et où souvent le réel et la fiction se confondent.

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RE-PRINTED - books & multiples by artists working with found photographs

Vernissage jeudi 15 mai (18-22h). Exposition : 15 mai - 5 juillet (mercredi - samedi de 14h à 19h)
Opening Thursday 15 May (6-10pm). Exhibition: 15 May - 5 July (Wednesday - Saturday 2-7pm)

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Laurence Aëgerter
Ruth van Beek
Jan-Dirk van der Burg
Olivier Cablat
Tiane Doan na Champassak
Hans-Peter Feldmann
Peter Fischli et David Weiss
Sébastien Girard
Erik Kessels
Anouk Kruithof
Thomas Mailaender
Peter Piller
Richard Prince
Grégoire Pujade-Lauraine
Doug Rickard
Joachim Schmid
Stéphanie Solinas
Emma Souharce
Wolfgang Tillmans
Piotr Uklanski


ENTRE-ENTREE - a print experimental project to the peripherique of paris and its suburbs
Stephan Keppel

Vernissage vendredi 17 janvier (18-22h). Exposition : 18 janvier - 1 mars (mercredi - samedi de 14h à 19h)
Opening Friday 17 January (6-10pm). Exhibition: 18 January - 1 March (Wednesday - Saturday 2-7pm)

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Le travail que présente Stephan Keppel à la galerie RVB BOOKS a été produit à l’occasion d’une résidence à Paris durant 2013. Sous la forme de prises d’empreintes expérimentales l’artiste documente le périphérique et ses alentours. Il concentre son attention sur la poussière, les déchets ou encore des fragments d’architectures désuets et dresse le portrait original d’un territoire sur fréquenté mais finalement ignoré.
Entre-Entree
fera l’objet d’un livre à paraître aux editions FW en Mai 2014.

Artiste Néerlandais, Stephan Keppel, né en 1973, est diplomé de la Royal Academy of Art de La Haye. Nominé pour le « Bouw in Beeld Prizeen » en 2010 et le  « Dutch Doc Awards » en 2012, il a publié en 2012 le livre Reprinting the City aux éditions FW en 2012.
Sa pratique photographique trouve sa source dans des vestiges d’activités citadines et banlieusardes, le plus souvent dans un environnement architectural hétéroclite. Il collecte les images, objets et appareils tels que des fournitures de bureaux, des photocopieurs obsolètes, des stocks de lampes néon et instaure avec  eux une relation particulière : ils deviennent ses sujet et (ou) ses outils de création (utilisation d’ imprimante de bureau récupérée ou de stock de papier usagé par exemple). Sa production artistique résulte d’un procédé qui allie dans un équilibre subtil la photographie, les techniques de reproduction et le choix des supports d’impression.

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The photographic work of Stephan Keppel (1973) originate from marginal phenomena related to architecture, interiors and suburbs. He collects images, objects and devices, such as office furniture from chipboard, discarded laser printers and bundled fluorescent lights, to engage with them in a long-term 'relationship'. This results in a process in which photography, reproduction and the supporting media are well matched. Keppel graduated in 1998 in Fine Arts at the Royal Academy of Art The Haque (The Netherlands).
His well-stocked resume tells us he was nominated for the Bouw in Beeld Prize in 2010 and Dutch Doc Awards 2012. Last year he released the publication Reprinting the city. The vast majority of 2013 Keppel will reside in Paris, which will be reflected in the work that is presented at RVB Books. A print experimental project to the Peripherique of Paris and its outskirts with a focus on dust, trash, vegetation and architectural fragments.

He will show the model Entre-Entree; A fresh publication (April-May 2014) in collaboration with FW:Books Amsterdam,
a vinyl proposal (together with Neeltje ten Westenend) and print experimental works.



KARMA
Óscar Monzón




Vernissage vendredi 15 novembre (18-23h). Exposition : 16 nov. - 12 déc. 2013 (mercredi - samedi de 14h à 19h)
Opening Friday 15 November (6-11pm). Exhibition: 16 November - 12 December (Wednesday - Saturday 2-7pm)

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Oscar Monzón undertook, in Madrid, between 2009 and 2013, a large scale project on the sphere of cars, and more precisely on the drivers' relationship to their automobile. This work results in Karma. Never fabricated, these photos, most of which we can imagine were stolen, refer to Luc Boltanski's concept of "body car". Being the only object which both completely absorbs us and that we can manipulate at our own will from the inside, cars cause a sensation of passing elsewhere with a sense of security. They offer a private space among the midst of public sphere and create a familiar realm which permits the most private experiences. Óscar Monzón is interested in this distinctive feature, he violates the enclosed space, catches the scenery with a flash and defies the privacy of the cars drivers.

Avec Karma, le photographe espagnol Óscar Monzón a entrepris, à Madrid entre 2009 et 2013, un travail d’envergure sur l’univers automobile, et plus précisément sur le rapport entre le conducteur et son véhicule. Jamais mises en scènes, ces images qu’on imagine pour la plus part volées, font échos à la notion de « voiture-corps » chère à Luc Boltanski. Seul objet qui nous absorbe complètement et qu’on manipule de l’intérieur à notre gré, la voiture donne cette sensation d’un ailleurs traversé en sécurité. Elle offre un espace privé en pleine sphère publique et crée un univers familiers qui autorise les pratiques les plus personnelles. C’est  cette particularité qui intéresse Óscar Monzón, il viole l’espace clos, fige la scène à coup de flash, et se joue de l’intimité des automobilistes.

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DÉSERTEURS
Stéphanie Solinas




Vernissage jeudi 12 septembre. Exposition : 13 septembre - 26 octobre 2013 (mercredi - samedi de 14h à 19h)

Opening Thursday 12 September. Exhibition: 13 September - 26 October (Wednesday - Saturday 2-7pm)

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Stéphanie Solinas a réalisé le projet Déserteurs au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Il fait écho aux œuvres de trois hommes illustres reposant en ce lieu : Valentin Haüy (1745-1822), premier instituteur des aveugles, Felix Tournachon dit Nadar (1820-1910), fameux photographe portraitiste, et Alphonse Bertillon (1853-1914), inventeur de l’anthropométrie judicaire.
Déserteurs répertorie les reliquats des portraits photographiques de défunts qui ornaient les tombes du cimetière et que le temps a détruit. Parcourant les soixante-dix-mille sépultures du Père-Lachaise, l’artiste a identifié et photographié trois-cent-soixante dix-neuf « disparitions ». Sur chacune des images réalisées, elle a gravé, à même le tirage photographique, en utilisant le système d’écriture tactile dit « braille », les coordonnées de géolocalisation de la tombe –  comme un appel à « ranimer », par une visite, par un regard, cette identité qui se perd. Après avoir enveloppé individuellement les photographies de papier de conservation, l’artiste ordonne cette collection sous la forme d’un empilement devenant sculpture.

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Stéphanie Solinas realized the Déserteurs project at the Père-Lachaise Cemetery in Paris. It is a response to the works of three famous men who are buried there: Valentin Haüy (1745-1822), the first school teacher for the blind, Felix Tournachon known as Nadar (1820-1910), the famous portrait photographer, and Alphonse Bertillon (1853-1914), the inventor of judiciary anthropometry.
Déserteurs draws an inventory of what remains of the photographic portraits of the dead that adorn the tombs in the cemetery and that have been destroyed by time. Walking through the Père-Lachaise with its seventy thousand sepulchres, the artist has identified and photographed three hundred and seventy nine “disappearances.” On each image, she has engraved the coordinates of the geo-localisation of the tomb, using the tactile system of writing, Braille, on the actual photographic print – like a call to “reanimate” the disappearing identities by a visit, by a glance. After wrapping the photographs individually in conservation paper, the artist has arranged the collection in a piled form becoming a sculpture.

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BANQUE VINCENT BERGERAT

Vernissage vendredi 9 juillet, à partir de 18h. Exposition 10 juillet - 27 juillet (mercredi - samedi, 14-19h)
Opening Friday 9 July, 6pm. Exbibition 10 july - 27 July (Wednesday to Saturday 2-7pm)
RVB BOOKS : 95 rue Julien Lacroix 75020 Paris (métro Belleville)

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Il s’agit ici, en accompagnement et prolongement de la publication du livre Banque Vincent Bergerat / Rapport d’activité 2006-2013, de la constitution d’un espace ayant pour fonction d’accueillir la banque, quelques-uns de ses emblèmes et une partie de sa collection d’art contemporain qui apparaîtra à travers les interventions successives de quatre de ses artistes : David Artaud, Alexandra Compain-Tissier, Vincent Chhim et Thomas Sabourin ; mais également d’en permettre le fonctionnement, d’en accueillir le cas échéant les transactions diverses : le travail de bureau.

La Banque Vincent Bergerat (BVB) est un organisme vivant, comme n’importe quelle banque, plante, animal, etc. Créée en 2006, la BVB s’inscrit à la suite, ou plutôt juste à côté, des fictions artistiques qui parcourent les 20 et 21e siècles, telles le Musée d’Art Moderne, département des aigles de Marcel Broodtaers (1968), dont le spectre d’activités s’étendit jusqu’à accueillir une section financière qui produisit des lingots d’or estampillés d’aigles. ou encore l’AWK (Académie WorosisKiga) de Gérard Gasiorowski, et ses 500 chapeaux signés des noms d’étudiants célèbres ou plus récemment, en 2001, la sixième (fausse) biennale des Caraïbes de Maurizio Cattelan.

La particularité de la BVB ne réside pas dans le fait qu’elle introduit la réalité, composante nécessaire - dans une certaine mesure - à toute construction fictive solide, mais plutôt dans la place donnée à cette composante, puisque finalement, ici, tout est réel, la création d’une monnaie spécifique, les transactions, la collection d’œuvres d’art, et même une bourse ; ce qui tend finalement à rapprocher la BVB et ses démarches diverses, des activités et dispositifs artistico commerciaux de Gilles Mahé, cf. cette pièce financée par Rudi Ricciotti - réalisée de 1993 à 1996 : Gilles Mahé joue au golf en pensant à Rudy Ricciotti.

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The Banque Vincent Bergerat (BVB) is a living organism, like any bank, plant, animal, etc. Created in 2006, the BVB places itself close to the artistic fictions which cover the 20 th and 21 st centuries, such as Marcel Broothaers' Musée d'Art Moderne, département des aigles (1968), which range of activities extended to accommodate a financial section and produced gold ingots marked with eagles, or Gérard Gasiorowski's AWK (WorosisKiga academy), and its 500 hats signed with famous students' names or more recently, in 2001, Maurizio Cattelan's 6th (false) Caribbean biennial.

The BVB's distinctive feature does not lie in the fact that it introduces reality, a necessary component - within a certain amount - to any fictional construction, but rather in the place given to this component, since in fact, here, everything is real, the creation of a specific currency, the transactions, the art collection, and even a scholarship : all this finally tending to bring the BVB and its various approaches closer to Gille Mahé's commercial / artistic devices, cf. this piece financed by Rudi Ricciotti - and carried out from 1993 to 1996 : Gilles Mahé thinks about Rudi Ricciotti while playing golf.

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RUTH VAN BEEK




Vernissage jvendredi 17 mai, à partir de 18h. Exposition 18 mai - 29 juin (mercredi - samedi, 14-19h)

Opening Friday 17 May, 6pm. Exbibition 18 May - 29 June (Wednesday to Saturday 2-7pm)
RVB BOOKS : 95 rue Julien Lacroix 75020 Paris (métro Belleville)

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The Arrangementest une série de visuels créés par l’artiste à partir d’images qu’elle a sélectionnées dans des ouvrages qui enseignent l’arrangement floral.

L’artiste collectionne ce type de livres depuis plusieurs années et plus particulièrement ceux datant des années 50 à 70 qu’elle apprécie en raison de leur présentation (désuète)  sous la forme de manuels et de l’esthétique très particulière des natures mortes de cette époque (très colorées).

Elle s’est intéressée plus précisément à la manière dont les symboles et les règles stricts, propres à l’Ikebana (Art Floral traditionnel Japonais) se sont trouvés modifiés et simplifiés pour être adaptés aux manuels destinés aux femmes aux foyer Hollandaises.

Le sens de cet Art Ancestral est littéralement gommé dans ces ouvrages qui ne se concentrent plus que sur l’aspect esthétique de la pratique. Ruth van Beek a trouvé dans cette réappropriation un écho à sa propre pratique artistique, puisqu’elle aime décontextualiser les images qu’elle collectionne, les retravailler ensuite et les soumettre à de nouvelles lectures.

C’est ce qu’elle a fait avec cette série de bouquets, après son intervention, ils ne sont plus figés, elle les fait pousser, elle les transforme, leur donne une nouvelle forme et propose un nouvel arrangement.


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The Arrangement is a group of images Ruth Van Beek made with a collection of books on flower arranging.

She has been collecting books on this subject for years, mostly instructional books dating from fifties to the the seventies. They combine colorful stillives of flowerarrangements with the functional photograhphy of a manual.

Ruth Van Beek is specialy interested in the translation of the strict rules and symbols of Japanese Ikebana into instructional books for Dutch housewifes. This simplification of longtime historical tradition by taking away the original meaning and focusing only on the esthetics and composition, reminds her of her own working methods. In her archive also, images are seperated from their context and function to inform. They are opened for new interpretations.

The bouquets are no longer still, the artist make them grow and transform them in to new shapes. Pieces of painted paper morph the objects on the photo into new arrangements, animated within their frame and situation.

 

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MARINA GADONNEIX
avec la participation de Marcelline Delbecq




Opening Thursday 21 March, 6pm. Exbibition 22 March - 4 May (Wednesday to Saturday 2-7pm)
Vernissage jeudi 21 mars, à partir de 18h. Exposition 22 mars - 4 mai 2013 (mercredi - samedi, 14-19h)
RVB BOOKS : 95 rue Julien Lacroix 75020 Paris (métro Belleville)


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For its second show, RVB BOOKS gallery prensents The House That Burns Everyday and Landscapes, two series of photographs by Marina Gadonneix. Her work weaves a complex link between documentary and fiction through photographs of places given over to temporary neglect.

Landscapes presents a previously unpublished series by Marina Gadonneix who, over years of research, has brought together a collection of singular images: blue or green overlays, used as neutral backgrounds for special effects in cinema and on television. Images between abstraction and figuration, place and non-place, fullness and emptiness, these landscapes, once subtracted from their matrix, may only be considered as images in their abstract representation.
And these are indeed landscapes in the accompanying fiction, Blackout, a text written for the series of images by Marcelline Delbecq. Between fiction and reality, real landscapes and mental landscapes, vision and drifting, the text, in its written form as well as in its form as a soundscript, may either add to or take away from the images, whose visual impact appeals to what’s happening off screen as well as to what is beyond consciousness.

The House That Burns Everyday recalls a fable whose story, in ashes, would no longer reach us. Marina Gadonneix has chosen to haunt a dummy house used by firemen to become familiar with fire and fighting it. In short, a room of fiction. Fire has raged, soon it will flare up again. In this interstice, Gadonneix collects these artificial ruins. From a distance, the spectator can cope with the worst. The worst, in this work, is always yet to come.


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La galerie RVB BOOKS consacre sa deuxième exposition au travail de Marina Gadonneix. Seront présentées les séries Landscapes et The house That burn Every Day qui ont pour particularité commune de donner à voir des lieux sujets à un abandon éphémère. C’est à la représentation de ces espaces singuliers que se consacre l’artiste et se faisant elle tisse un lien complexe entre œuvres documentaires et fictionnelles.

Entre abstraction et figuration, Landscapes présente un ensemble d’images monochromes, tantôt bleus, tantôt verts, ce sont des fonds d’incrustation utilisés comme fonds neutres pour les effets spéciaux du cinéma et de la télévision. A la fois lieux et non-lieux, plein et vide, ces paysages soustraits à leur matrice ne peuvent «faire image» que dans une représentation abstraite.
Et c’est bien de paysages dont il s’agit dans la fiction qui l’accompagne, Blackout, texte écrit pour la série d’images par Marcelline Delbecq. Entre fiction et réalité, paysages réels et mentaux, visions et dérives, le texte sous forme écrite et enregistrée tel une bande-son, peut lui-même s’ajouter, ou se soustraire, aux images dont l’impact visuel fait appel tant au hors-champ qu’à un au-delà de la conscience.

The House That Burns Every Day rappelle une fable dont l’histoire, en cendre, ne parviendrait plus jusqu’à nous. Marina Gadonneix choisi de hanter une  maison factice utilisée pour  que les pompiers se familiarisent avec le feu. Une chambre de fiction, en somme. Le feu a sévi, bientôt il va reprendre. Et dans cet interstice, l’artiste recueille ces ruines artificielles. Tenu à distance, le spectateur peut supporter le pire. Le pire, dans ce travail, est toujours à venir.




PAUL KOOIKER
10 januvier - 16 mars (mardi - samedi, 14-19h)

In his work Paul Kooiker explores various aspects of the theme ‘looking’: voyeurism, shame and distance. His work can be seen as a continuation of an old tradition focussing on the relationship between the artist and the model, the observer and the observed.

Kooiker’s obsessive collections of images confuse, humiliate and unnerve. They raise questions about a photographer’s reason for looking at things and the motivation behind photographing something. Kooiker plays a game with the viewer, who is confronted with his or her own gaze.

Paul Kooiker (1964) lives and works in Amsterdam. He Studied at the Royal Academy of Arts in The Hague and at the Rijksakademie van Beeldende Kunsten in Amsterdam. Paul Kooiker won the Prix de Rome in 1996 and in 2009 received the A. Roland Holst Prize for his entire oeuvre. Paul Kooiker’s work has been exhibited widely.

Van Zoetendaal publishers has published 8 books of Paul Kooiker: Utrecht Goitre (1999), Hunting and Fishing (1999), Showground (2004), Seminar (2006), Room Service (2008), Crush (2009), Sunday (2011) and Heaven (2012).


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Paul Kooiker est un fétichiste du livre de photographie. Avec déjà plus de 10 ouvrages signés, il publie comme d’autres collectionnent, et fait de ce corpus éditorial le vecteur idéal de sa pratique.

Celle-ci se concentre sur l’acte de regarder et plus spécifiquement sur les notions de voyeurisme, de distance ou de honte inhérentes à cet acte. Il s’inscrit dans cette longue tradition qui explore la relation entre l’artiste et son modèle, entre l’observateur et l’observé. La collection quasi obsessionnelle d’images qu’il a produites perturbe, embarrasse, parfois jusqu’à l’humiliation. Avec force, elle questionne ce qui pousse un artiste à regarder son sujet et ce qui le motive à photographier ce sujet.
En présentant, dans une même exposition, les tirages des séries Crush, Hunting and Fishing et Sunday, ainsi que plusieurs de ses projets éditoriaux, Kookier entraine ses spectateurs dans un jeu quasi pervers, les confrontant à la complexité et à l’ambiguïté de leur propre regard.

Paul Kooiker (1964) vit et travaille à Amsterdam. Il a étudié à la Royal Academy of ARTS à La Haye et à la RijKasakademie van Beelde à Amsterdam. Lauréat du Prix de Rome en 1996, il a reçu en 2009 le Prix A Roland HOST pour l’ensemble de son œuvre.